Publié dans Politique

Andry Rajoelina à Paris - « Que les pays pollueurs tiennent leurs engagements »

Publié le jeudi, 22 juin 2023


Le Président Andry Rajoelina n’a pas été tendre hier lors de sa prise de parole au sommet, pour un nouveau pacte financier mondial qui s’est ouvert hier dans la matinée  à Paris (France) au Palais Brongniart. C’était durant la table ronde présidentielle  présidée par le Président de la BAD (Banque africaine de développement), Akinwumi Adesina, et ayant pour thème « Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique » que le Président malagasy a interpellé les pays pollueurs sur le fonds. « Il est temps maintenant de passer à l’action et de procéder au décaissement des 100 milliards de dollars promis aux pays vulnérables au changement climatique », a lancé le Chef de l’Etat malagasy. Il s’agit de l’engagement des pays pollueurs de financer le fonds vert  à hauteur de 100 milliards de dollars par an et destiné aux pays vulnérables au changement climatique dû à la pollution des Nations industrialisées.
Le Président Rajoelina à cette table ronde à laquelle ont pris part, à part Akinwumi de la BAD, le président des Comores et non moins Président de l’Union africaine, Azali Assoumani, le Président du Ghana, Nana Akufo-Addo, celui de la République de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, ainsi que le Premier ministre de la Côte d’Ivoire, Patrick Achi.
Au cœur de cette table ronde, comme l’indique le thème, le reverdissement de l’Afrique. Andry Rajoelina a révélé  à l’assistance que « Madagascar est l’un des premiers pays du continent africain à avoir validé à la fois sa politique nationale de lutte contre les changements climatiques ainsi que son plan d’adaptation ».

Toujours dans la matinée d’hier, le Président Rajoelina a participé également à une autre table ronde du FIDA sur « le renforcement du rôle du secteur privé pour relever les défis du développement et du climat par la transformation des systèmes alimentaires ». C’est à cette occasion que le Président de la République malagasy a martelé que Madagascar est en tête de ces pays vulnérables.  « Le changement et les aléas climatiques font des ravages dans mon pays. L’année dernière, 4 cyclones et tempête tropicales dont  la force et la violence s’intensifient ont frappé Madagascar. Plusieurs centaines de pertes en vie humaine, des milliers de sinistrés et de personnes déplacées, des habitations détruites, plusieurs villages enclavés et 178 000 hectares de champs de culture inondés, c’est le bilan de ces cataclysmes naturels », a-t-il déclaré. Face aux chocs climatiques, Andry Rajoelina a cité les mesures prises par l’Etat malagasy à savoir le plan national de redressement post-cyclonique et le plan émergence dédié au Grand Sud, victime du Kere et de la sécheresse.
Concernant la participation active du secteur privé dans l’agriculture, le Chef de l’Etat malagasy a annoncé la mise en place des mesures incitatives telles que la simplification et la digitalisation des procédures administratives et la promotion de l’accès foncier.
Deux participations sur autant de tables rondes et des interventions à chaque réunion de la première journée, le Président Rajoelina est très actif à ce sommet pour un nouveau pacte financier mondial dont la présence de Madagascar s’avère utile dans la mesure où des conséquences du changement climatique, la Grande île pourrait tirer profit de cette solidarité mondiale.
Des résolutions concernant l’allégement des dettes au profit des pays en développement et sur le financement pour le climat devraient être prises et annoncées à l’issue de ce sommet qui prendra fin ce jour.
Hier dans la soirée, le Président de la République a assisté à un dîner de travail des chefs de délégation sur la biodiversité au Palais de l’Elysée.
La rédaction

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff